« Est-ce que c’est normal d’avoir ces désirs ? » « Est-ce que j’ai un problème ? » ou encore « Pourquoi je n’ai pas les mêmes envies que les autres ? », mais aussi « Est-ce que je suis “trop” ? Pas assez ? Bizarre ? » ? Au cabinet, ces questions reviennent bien plus souvent que ce que tu peux imaginer. Parce qu’en matière de sexualité, beaucoup vivent avec la sensation d’être “à côté de la norme”. Trop de désir. Pas assez. Des envies différentes. Des fantasmes qu’on n’ose pas nommer. Une manière d’aimer, de ressentir ou d’être excité qui semble décalée par rapport à ce que l’on voit, entend ou croit devoir être. Et pourtant, la réalité humaine est infiniment plus nuancée. Aujourd’hui, je vous emmène avec moi au cabinet, à travers des situations inspirées de vraies questions de clients. Pas pour nous choquer. Pas pour mettre des étiquettes. Mais pour remettre un peu d’humanité, de douceur et de compréhension dans des vécus souvent chargés de honte.
Quand il y a peu de désirs sexuels, ou pas du tout !Cette phrase, je l’entends régulièrement. Certaines personnes ressentent peu ou pas de désir sexuel du tout. D’autres apprécient l’intimité affective sans avoir envie de rapports. Et pendant longtemps, elles ont cru être “cassées”. Dans une société où le désir est souvent présenté comme indispensable au bonheur ou au couple, ne pas ressentir les choses “comme les autres” peut devenir extrêmement isolant. Mais il existe une immense diversité de fonctionnements sexuels.
Certaines personnes sont asexuelles (si tu veux en savoir plus, tu peux écouter mon podcast sur ce sujet sur Sportif®). D’autres traversent des périodes de coupure du désir liées au stress, à un vécu émotionnel, à une charge mentale importante ou à une fatigue profonde.
La vraie question n’est pas : « Est-ce normal ? »
Mais plutôt :
Et alors, est-ce que les fantasmes sont voués à être vécus dans la réalité ? Beaucoup de personnes que j’accompagne pensent que leurs fantasmes disent forcément quelque chose de grave sur eux. En réalité, un fantasme n’est pas toujours un projet. Le cerveau érotique fonctionne avec des symboles, des émotions, des scénarios imaginaires, des sensations de contrôle, de lâcher-prise, d’interdit ou de sécurité. Avoir un imaginaire sexuel “décalé” ne signifie pas être dangereux, malsain ou anormal. Le problème apparaît souvent quand la honte prend toute la place. Certaines personnes passent des années à se surveiller intérieurement :
Et cette honte finit parfois par couper du plaisir, du lien et de l’estime de soi. (Psst, n’ayez pas peur de vous -même et de vos parts d’ombre, elles font partie de vous et de qui vous êtes aujourd’hui !)
Celui qui désire davantage peut se sentir frustré, triste ou peu aimé. Celui qui désire moins peut se sentir sous pression, inadéquat ou “défectueux”. Mais dans la réalité, il n’existe pas de “bon” niveau de désir.
Au cabinet, on essaye souvent de sortir d’une logique de performance pour revenir à une question plus essentielle :
« Comment recréer de la sécurité, de la présence et du dialogue ? » A ce sujet, tu peux aussi écouter mon podcast sur “Le tantra”.
Pas forcément parce qu’elles sont problématiques, mais parce qu’elles sortent des représentations classiques. Et beaucoup de personnes vivent alors une double vie intérieure :
Dans l’espace thérapeutique, il se passe souvent quelque chose de très simple… et très puissant : la personne réalise qu’elle peut être entendue sans être humiliée. Et parfois, c’est déjà immense.

Des personnes qui cherchent :
La sexualité humaine est bien plus vaste que les cases dans lesquelles on essaye parfois de la faire entrer. Et peut-être qu’au fond, la vraie question n’est pas : « Est-ce que ma sexualité est “normale” ? »
Mais plutôt : « Est-ce que je peux apprendre à me rencontrer avec moins de honte et plus de conscience ? »
Vous aussi vous avez ces questions ? Découvrez les accompagnements que je peux vous proposer.